L’écriture de théâtre fourni des mots aux vivants. Aux langues vivantes des acteurs qui les jouent pour les oreilles vivantes des spectateurs qui les écoutent.
La limite du vivant c’est qu’entre la première et la quatrième de couverture d’un livre, il a du mal à respirer. L’écriture de théâtre existe avant tout par les corps et les voix de la scène.
Ce blog a pour ambition de diffuser gratuitement des textes de théâtre innovants, poétiques et engagés pour les faire découvrir, aimer et mettre en scène par ceux qui s’y retrouveront.
Derniers articles
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intégral d’une année d’images
11 octobre 2008, par Hugo Musella
Le soir
Au coucher
Lumières éteintes
Faire le vide
Sur toute la journée qui vient de s’écouler
Sur la source de celle qui coulera demain
Effacer
Le bruit des voitures dehors
Des voisin d’à côté
Les mouvements de celle qui dort à mes côtés
Ne plus écouter les appels du corps
Les courbatures, le cœur
Tout juste respirer
Cesser de le sentir
Une image apparaît
Sans aucun lien avec rien
Apparemment
Elle apparaît
D’où
Par quel chemin
Qu’importe puisqu’elle est là
La graver dans mon esprit
Et puis dormir
Enfin (...)
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soir 366 - 12.09.08
2 octobre 2008, par Hugo Musella
En fond
Une nuit de théâtre
Une nuit
Agitée
Sur sa toile
.
Devant
Un escalier de pierres
Anciennes qui
Relie le ciel
Aux ténèbres
.
Sur l’escalier
Devant la nuit
Sa longue cape sombre ouverte aux vents
Un vampire en tenus de soirée
Dont le visage est maintenu dans l’ombre
Précipitamment
Descend
Les marches
Deux
Par
Deux
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soir 365 - 11.09.08
1er octobre 2008, par Hugo Musella
A la recherche d’une
Idée
Cet homme moustachu
Ce vieil homme
Excentrique
Se cogne
Contre
Les murs capitonnés de ma tête
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soir 364 - 10.09.08
30 septembre 2008, par Hugo Musella
Au milieu d’un hangar
De béton
Immense et vide
A peine
Eclairé
Par un soleil rampant
A travers les lucarnes
Rectangulaires
Près du plafond
Un homme
Pieds nus
Pantalon gris
Veste de costume
Anthracite
Ouverte sur
Son torse nu
En une torsion arrière
Défiant l’attraction
De la terre
Boit
Au goulot d’un
Parapluie
Noir
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soir 363 - 09.09.08
29 septembre 2008, par Hugo Musella
Dans l’air épais
Chaud
Balancé
Dans vide
Par un trapèze qui
N’existe pas
Un
Trapéziste kazakh
En chemise blanche ample
Et
Pantalon bouffant
Se tient droit
Bras croisés
Tête en bas
Il sourit