Survivance
mardi 6 janvier 2009, par Mathias de Breyne
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mais survit l’absence
l’absence emplie de cette survivance
mais survient l’absence
l’absence constante
enfin surgit l’absence
l’absence emplie du sens de la survivance
mais survit l’absence
l’absence emplie de cette survivance
mais survient l’absence
l’absence constante
enfin surgit l’absence
l’absence emplie du sens de la survivance
lorsque le poids du corps n’est pas que peau os sang et entraille
mais survivance justement de milliards d’années de milliards d’humains et leur culture qui forment cette survivance qui se jette dans le temps et dans le corps
se répercute dans le présent
le quotidien de l’absence
et du manque aussi
il s’agit de ce qui a survécu
et forme notre poids
notre poids d’être et de raison
d’agir et d’entrevoir
pour cela l’exhalaison de la survivance
sans et avec la conscience de cela
peut-être là le sens la beauté la folie et la faille
*
la survivance n’a pas de poids
pas de poids physique
elle est légère comme le souffle et la pensée qui s’exhalent de la bouche et de chaque pore de l’humain
c’est un tout autre poids
c’est un poids dans la tête c’est un poids dans le ventre
dans le geste quotidien dans l’exhalaison de chacun
l’humain n’est peut-être que l’escale de la survivance qui passe
le passeur de toutes choses
il s’approprie la survivance puis l’exhale aux suivants
aux survivants
aspect naturel des choses et de l’être
l’humain n’est peut-être que survivance l’humain n’est peut-être qu’exhalaison
*
il ressent cette survivance cette culture ancestrale il a apprit le mot il y a peu et la découvre et la vit et l’exhale un peu plus chaque jour cette survivance
et s’il y a l’exhalaison de la survivance il y a aussi la survivance de l’exhalaison c’est un tout, constant et une suite, constante une espèce de cercle mais un cercle ouvert avec une ouverture
avec une ouverture qui se laisse pénétrer qui se laisse sourdre
*
elle se trouve peut-être là l’immortalité dont beaucoup parlent que beaucoup revendiquent
c’est peut-être l’humain dans son ensemble et tout ce qu’il véhicule qui est immortel
sa survivance
(Buenos Aires – 11 septembre 2004)