LE TEMPS QU’ON PERD (EP)

Solo de théâtre - 40 min

mercredi 5 novembre 2014, par Hugo Musella

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Les hommes meurent. Les langues meurent. Les civilisations meurent. Les mondes et les étoiles meurent aussi. On dit même que le temps va mourir. Une fois que les êtres vivants, l’espace et la matière auront trépassé, le temps demeurera seul debout et disparaîtra à son tour. Après la fin des temps viendra la fin DU temps. Et ça c’est tragique.

Tragique mais pas dramatique. Non. Au contraire. Car cette fin annoncée donne un sens à la vie. Quel goût auraient un premier baiser, un bain de mer en mai, la découverte d’un pays ou l’établissement d’un nouveau record du monde sans cette sensation tenace que tout aura une fin, qu’il y a urgence à vivre ?

Le temps, tout à la fois, nous condamne et nous pousse à l’action.

Ainsi, la question du temps nous accompagne de l’enfance à la vieillesse. Elle change de forme au fil des années, tout comme nous, mais elle reste à nos côtés.

Il n’existe pas (ou pas encore) de réponse du temps. Ce n’est pas faute de chercher. Les scientifiques, les philosophes, les écrivains, les plasticiens et même les économistes se sont penchés sur le problème. Ils nous livrent des témoignages qui souvent soulèvent plus de questions qu’ils n’en résolvent. Et alors ? Il y a un certain plaisir à goûter à ce vertige, un plaisir à plonger dans le temps, à s’y baigner, à s’y noyer…

Ce texte est le premier d’un diptyque consacrée à la question.

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